Étant donné ses besoins de financement considérables, la BEI vise en permanence à répondre aux besoins des investisseurs institutionnels et des petits investisseurs en matière de monnaie, d'échéance, de structure, etc. La stratégie de la BEI consiste à offrir aux investisseurs de grandes émissions de référence suffisamment liquides ainsi que des émissions conçues sur mesure dans une large gamme de monnaies. En 2006 (*), la BEI a emprunté 48 milliards d'EUR au travers de 303 opérations, mobilisant des fonds dans 24 monnaies (6 émissions ont été proposées en format synthétique), dont 36 % en EUR, 30 % en USD et 17 % en GBP. Pour 2007, son objectif est d'atteindre 50 milliards d'EUR.
(*) Le programme 2006 était achevé au 5 décembre 2006. Les fonds levés après cette date et jusqu'à la fin de l'année relèvent du programme 2007.
Ces dernières années, la BEI s'est particulièrement attachée à favoriser l'ouverture et le développement des marchés des nouveaux États membres qui ont rejoint l'UE le 1er mai 2004 et le 1er janvier 2007. Cet effort s'inscrit dans le prolongement des actions menées de longue date par la BEI pour développer les marchés des capitaux. Il permet à la BEI d'offrir aux investisseurs opérant dans les grandes monnaies de la région de nouvelles possibilités d'investissement tout aussi intéressantes. En lançant des émissions obligataires libellées en CZK, en HUF, en PLN, en SKK, mais également en BGN, en MTL et en SIT, la BEI est devenue un acteur important du développement des marchés obligataires dans la région.
La BEI poursuit ses opérations de trésorerie en CZK, en HUF, en PLN et en SKK, ce qui lui permet de détenir des ressources dans ces monnaies pour les prêter aux emprunteurs intéressés − aidant ainsi ces emprunteurs à éviter le risque de change −, mais ce qui lui permet aussi de demeurer très bien équipée pour s'adapter à la demande des investisseurs.
Outre des obligations libellées dans les principales monnaies (EUR, GBP et USD), la BEI a également procédé, entre 2004 et 2006, à des émissions dans 27 autres monnaies (donc celles proposées en format synthétique), dont le dollar australien, le lev bulgare, le dollar canadien, la couronne tchèque, la couronne danoise, le dollar de Hong Kong, le forint hongrois, la couronne islandaise, le yen japonais, la lire maltaise, le peso mexicain, le dollar néo-zélandais, la couronne norvégienne, le zloty polonais, la couronne slovaque, le tolar slovène, le rand sud-africain, la couronne suédoise, le franc suisse, le dollar de Taïwan et la livre turque. Des émissions synthétiques ont également été lancées en pula du Botswana, en real brésilien, en livre égyptienne, en rupiah indonésienne, en dollar namibien et en rouble russe. La contrevaleur en EUR du montant des émissions varie entre 10 millions et 5 milliards d'EUR, les transactions les moins élevées était généralement destinées aux petits investisseurs ou conçues sur mesure à l'intention d'investisseurs institutionnels.
En 2006, la BEI était le premier émetteur non souverain d'obligations en TRY, avec un volume total d'émission équivalant à plus de 1,9 milliard de TRY (1,1 milliard d'EUR).
En cliquant ici, vous verrez s'afficher une liste de liens utiles concernant les marchés des capitaux des 12 nouveaux États membres, des pays en voie d'adhésion (Croatie et Turquie) ainsi que du pays candidat (ancienne République yougoslave de Macédoine) et de la Russie.